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dimanche 23 août 2009

Phagocytos : fiche pièce

Phagocytos
Création originale de l'auteur, août 2009,

  • Genre : comédie anthropophagique
  • Structure : un prologue, trois actes et un épilogue - acte I : 3 tableaux - acte II : 4 tableaux - acte III : 4 tableaux
  • Durée approximative : 35 minutes
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : grands enfants, adolescents
  • Nombre de comédiens : variable, relativement important
Résumé : Une chouette soirée en perspective pour cette bande de copains : Scotchés devant la télé, ils dévorent toutes les émissions qui passent. Des jeux aux séries en passant par la pub et la télé réalité, ils ne ratent rien, sans se rendre compte qu'ils perdent l'essentiel. Pendant ce temps, le monstre gagne du terrain. A l'interne comme à l'externe, il engloutit et digère tout, dans la joie et la bonne humeur des victimes plus que consentantes. Miam miam !

jeudi 5 février 2009

Fiche pièce :
Gallinéa City

Création originale de l'auteur, décembre 2008 - janvier 2009,
avec l'aide précieuse d'Adèle, Justine et Aymeric
pour la transcription du langage gallinéen


  • Genre : comédie faussement science-fictionnesque
  • Structure : 12 tableaux
  • Durée approximative : 35 minutes
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : adolescents
  • Nombre de comédiens : variable, relativement important
Résumé : La science est en émoi. Observons de près, se disent les doctes savants, l'échantillon des étranges habitants de la lointaine planète Gallinéa qu'ils conservent dans leur laboratoire. Tout est bizarre chez eux : leur manière de se vêtir, leur langage, leurs us et coutumes, leurs cérémonies rituelles, dont cette "chouille" qui semble avoir une grande place dans la vie sociale gallinéenne. Tout est étrange, et surtout cette manie de... Mais ne dévoilons pas tout!... Quoi qu'il en soit, que nos fidèles lecteurs et spectateurs se rassurent : cette histoire se passe loin de chez nous, heureusement!

samedi 15 novembre 2008

Fiche pièce :
Champagne !

Création originale de l'auteur, novembre 2008
  • Genre : comédie vaguement policière et franchement noire
  • Structure : 18 tableaux
  • Durée approximative : 50 minutes
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : adulte
  • Nombre de comédiens : 7 femmes
J'aime beaucoup cette photo de Marcel, d'où mon choix,
même si la pièce n'a rien à voir avec le nouvel an...


Résumé : Elles sont sept bonnes copines et se préparent à une joyeuse fête entre filles. L'une d'elle a invité les six autres à la pendaison de crémaillère du lieu qu'elle vient d'acquérir. Mais elle leur a réservé une surprise de taille car elle a bien d'autres nouvelles à leur annoncer et compte bien les arroser dignement au cours de cette mémorable soirée. Plus on est de folles, plus on rit ! Voilà donc la première invitée qui débarque, dans un endroit tout-à-fait inattendu. Les autres la suivent bientôt. Mais où est donc l'hôtesse ? Étonnant accueil! Et ce n'est qu'un début...

mardi 4 novembre 2008

Fiche pièce :
Charabia

Création originale de l'auteur, octobre 2008
  • Genre : comédie
  • Structure : 10 tableaux
  • Durée approximative : 20 -30 minutes
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : enfant (très jeune possible) - adolescent
  • Nombre de comédiens : variable (de 10 à 15 environ, voire davantage)
Résumé : Tout commence bien, comme dans un conte. Les hommes vaquent à leurs occupations, unis dans une même langue, qui nécessite une traduction pour les hommes modernes. L'un d'eux a la chouette idée de fabriquer des briques pour bâtir une tour géante qui montera jusqu'au ciel. Ca vous dit quelque chose ? Voilà nos hommes, devenus ouvriers d'un immense chantier, lancés dans cette grande opération de construction. Mais le grand patron n'est pas content, qui voit là une dangereuse menace pour son pouvoir...
Une histoire de tour géante qu'on veut détruire, de nations, de murs et de pouvoir, donc de discorde... Entre jeu de Légo et histoire moderne, Babel éternellement recommencée.Avec, en exclusivité sur Catachrèses, les trois premiers tableaux :

Tableau I : L’harmonie
Voix off – En ce temps-là, la terre entière se servait de la même langue et des mêmes mots.
Scène d’harmonie avec paroles incompréhensibles : un charabia harmonieux que tous les personnages comprennent, mais pas le spectateur. Une vie heureuse et unie.
Tableau 2 : La construction de la tour
Un homme, aux autres, ramassant de la terre et la montrant - charabia.
Le traducteur, entrant en scène, au public - Je vais traduire parce que, s’ils se comprennent entre eux, nous, les hommes modernes, on n’y comprend plus rien, et ça fait longtemps que c’est comme ça. Il traduit : “Allons ! moulons de briques et cuisons-les au four. Faisons une tour dont le sommet touche le ciel. Nous nous ferons un nom : cette tour fera notre renommée tellement elle sera grande et impressionnante.”
Les hommes revêtent tous des salopettes et deviennent des ouvriers (sauf le traducteur et le grand patron). Ils se mettent à fabriquer les briques et à construire la tour, toujours dans leur charabia.
Tableau 3 : L’arrivée du grand patron
Le grand patron débarque et observe la scène, visiblement mécontent.
Le grand patron – Eh ! Ils ne sont qu’un peuple et qu’une langue et c’est là leur première œuvre !
Le traducteur, interrompant le grand patron – Lui, c’est le grand patron. Tout le monde comprend ce qu’il dit, pas besoin de traduire.
Le grand patron – Maintenant, rien de ce qu’ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible ! Qui est le patron ici ? Ça ne va pas du tout !
La construction de la tour se poursuit dans un joyeux babil.

dimanche 4 novembre 2007

Fiche pièce :
Sauve qui peut !

Création originale de l'auteur à partir de quelques fables de La Fontaine
et d'une certaine arche bien connue, 2007

  • Genre : comédie
  • Structure : 8 tableaux, 1 épilogue
  • Durée approximative : 30 à 45 minutes
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : enfant - adolescent
  • Nombre de comédiens : variable (de 10 à 15 environ)
Résumé : Les animaux s'ennuient ferme. Ils sont enfermés depuis si longtemps, trop à l'étroit, livrés à eux-mêmes, sans savoir où on les mène ni combien de temps va durer le voyage. Quelle galère cette arche ! Que faire quand on n'a rien à faire ? Inventer des histoires et les jouer bien sûr. Le lièvre préfère faire la course avec la tortue. Les autres jouent leur propre rôle, et voilà que le lion, le loup, l'âne, les écrevisses... inventent avant l'heure d'étonnantes histoires animalières finalement bien humaines. La colombe, tout comme le pigeon, eux, s'ennuient toujours, et préfèrent partir en expédition. Quant au serpent, il continue son œuvre évidemment. Alors rien ne va plus et tout prend l'eau. Sauve qui peut !

Extrait de la pièce

dimanche 16 septembre 2007

Fiche pièce :
Le Poucet dormant

Adaptation d'après 4 contes de Perrault :
La Belle au bois dormant, Le Petit Chaperon rouge,
La Barbe bleue et Le Petit Poucet,
juillet 2007

  • Genre : comédie
  • Structure : 1 prologue, 15 tableaux, 1 épilogue
  • Durée approximative : 1 h 00 environ
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : adolescent - adulte
  • Nombre de comédiens : variable, de préférence nombreux
Résumé : Tous les petits enfants aiment bien que leur maman leur raconte une belle histoire avant d'aller au dodo, n'est-ce pas ? Des histoires qui font un peu peur, mais pas trop, et qui finissent bien de préférence. On a beau les connaître par cœur, on ne s'en lasse pas. Mais voilà que la machine s'emballe. Les frontières des contes explosent, leurs personnages se retrouvent plongés dans des histoires pas vraiment prévues dans le programme initial, d'étonnants intrus débarquent... L'affaire se corse... Quoi qu'il en soit, l'univers du conte nous raconte toujours que l'innocence pure et naïve est la proie facile des monstres de tout poil qui, comme chacun sait, ne manquent pas. Vu comme ça, c'est facile. Mais si on y regarde d'un peu plus près, on peut se demander si l'innocence est aussi innocente que ça. Pendant ce temps-là, la sorcière continue à distribuer ses pommes empoisonnées, et Charles Perrault aimerait bien que ses contes avancent un peu plus vite. Pour aller où ?

Extrait de la pièce

lundi 20 août 2007

Fiche pièce :
Sept et Troie

Création originale de l'auteur, 2007
  • Genre : comédie
  • Structure : 1 prologue, 7 tableaux, 1 épilogue
  • Durée approximative : 30 à 45 minutes
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : enfant - adolescent
  • Nombre de comédiens : variable (de 10 à 15 environ), au moins 5
Résumé : Rien ne va plus au sein de cette troupe de théâtre amateur. Les jeunes comédiens ne veulent plus continuer la répétition. Ils veulent jouer tranquilles. Ils vont jouer, mais pas exactement comme ils l'entendaient... Leur metteur en scène a imaginé pour eux un spectacle sur les sept péchés capitaux mélangés à la guerre de Troie. Non, décidément non, ils ne joueront pas cette histoire farfelue qui sent trop la poussière ! Et que vient faire cette histoire de pomme là-dedans ? Mais ce diabolique metteur en scène, qui se prendrait presque pour le Zeus de la scène, a plus d'un tour dans son sac. Et de pomme en pomme, les comédiens suivent un fil qu'ils ne voient pas, mais qui les mène précisément là où ils ne voulaient surtout pas aller. On se fait toujours avoir au théâtre, mais on y va justement pour ça. Non ?

Extrait de la pièce - Les références mythologiques

mercredi 8 août 2007

Les différentes pièces

  • Partie d'échecs
Création originale - comédie - 16 à 32 comédiens adolescents/adultes - 1 h 30 environ - [Fiche technique]

Sur la scène de l'échiquier, les pions d'un jeu d'échecs veulent mener la partie à leur guise. Le pauvre joueur a bien du mal à faire régner l'ordre. Le roi sautera-t-il la reine ? L'affaire n'en prend guère le chemin. Mais que cherchent-ils donc tous ces pions agités ? Le savent-ils eux-mêmes ? Pendant ce temps, le fou rigole, et compte les coups...


  • Les carnets du sous-sol
Adaptation d'après le roman de Fedor Dostoïevski - drame - 3 à 6 comédiens adultes - 1 h environ - [Fiche technique]

“Je suis un homme malade, je suis un homme méchant.” Ainsi se définit cet étrange individu qui vit depuis vingt ans dans un sous-sol, comme un rat. Comment en est-il arrivé là ? Dans une société qui méprise et avilit, la grandeur et la pureté peuvent-elles exister ? Parce qu’on a trop souffert, on fait souffrir. Et le retrait du monde se revendique alors comme l’ultime liberté qui reste à l’homme. Puisque “nous sommes tous morts-nés”, autant y prendre goût…


  • Le chien des Baskerville
Adaptation d'après le roman d'Arthur Conan Doyle - comédie policière - 5 à 9 comédiens adolescents - 35 minutes environ - [Fiche technique]

Sir Charles Baskerville vient de mourir tragiquement. La rumeur accuse un mystérieux chien, une bête monstrueuse et légendaire issue du passé familial des Baskerville. Sa mort reste étrangement inexpliquée : accident ou crime ? Watson part en éclaireur pour le manoir, tandis que Sherlock reste à Londres. Tout le monde semble avoir quelque chose à cacher. Et toujours ces sinistres aboiements venus d'on ne sait où...

  • Boomerang
Co-création originale de l'auteur et d'Alexis Djakeli - farce - nombre variable de comédiens, nombreux de préférence - adolescents ou adultes - 30 à 50 minutes suivant les versions - [Fiche technique]

Depuis le début — Adam et Ève quoi —, l’Homme passe son temps à faire des bêtises : il brave tous les interdits, massacre ses congénères, corrompt toutes les formes d’idéal. C’est le chaos complet dans un monde où les seules certitudes sont la violence, le mépris, la manipulation, la destruction... Dieu désespère d’une telle humanité. Il en perdrait presque la foi. Que faire face à ce désastre éternellement recommencé ? Certains s’acharnent à croire encore en la beauté et en la pureté de l’idéal. Et puis, quoi qu’il en soit, il reste toujours le parti d’en rire…

  • Et pourtant, les larmes...
Création originale d'après une idée d'Alexis Djakeli - comédie tragique - 2 à 9 comédiens adultes - 1 h environ - [Fiche technique]

Ce soir, le comédien ne jouera pas. Il laisse tomber costume et rôle pour venir se confier aux spectateurs : il a “carrément perdu le sens de la vie”. Comment en est-il arrivé là ? Nous voilà plongés dans l’un des soirs de son passé, celui de la Saint-Valentin. Sa vie est un mauvais vaudeville. Pourtant, tout pourrait fonctionner admirablement dans ce monde où l’assurance du menteur n’a d’égale que l’aveugle crédulité des victimes. Pourtant la mécanique s’enraye. Le numéro de ce pitoyable Don Juan, parfaitement rôdé, tourne à vide.

  • Sept et Troie
Création originale - comédie - nombre variable de comédiens, enfants ou adolescents - 30 à 45 minutes - [Fiche technique]

Une troupe de jeunes comédiens amateurs s'ennuie. Le projet de leur metteur en scène leur semble bien saugrenu : Raconter l'épisode de la pomme de discorde, qui a déclenché la guerre de Troie, tout en évoquant les sept péchés capitaux... Aucun intérêt ! Ils refusent de continuer à jouer, malgré toutes les tentatives de leur metteur en scène. Mais celui-ci a plus d'un tour dans son sac. Rira bien qui jouera le dernier...

  • Le Poucet dormant
Adaptation d'après 4 contes de Perrault : La Belle au bois dormant, Le Petit Chaperon rouge, La Barbe bleue et Le Petit Poucet - comédie - nombre variable de comédiens, beaucoup de préférence, adolescents ou adultes - 1 heure 20 environ - [Fiche technique]

Tous les petits enfants aiment bien que leur maman leur raconte une belle histoire avant d'aller au dodo, n'est-ce pas ? Mais voilà que la machine à histoires s'emballe. Les frontières des contes explosent, leurs personnages se rencontrent et tissent un canevas inédit pas vraiment prévu dans le programme initial, d'étonnants intrus débarquent... L'affaire se corse et Charles Perrault a bien du mal à s'y retrouver.

  • Sauve qui peut !
Création originale incluant des fables de La Fontaine adaptées - comédie - nombre variable de comédiens, beaucoup de préférence, enfants ou adolescents - 30 à 45 minutes environ - [Fiche technique]

Les animaux s'ennuient. Enfermés dans leur arche, ils sont livrés à eux-mêmes car Noë passe son temps à faire la sieste. Que faire ? Et si on jouait des histoires ? Le lièvre préfère faire la course avec la tortue. Les autres s'improvisent comédiens. Tout pourrait être au mieux dans le meilleur des mondes possibles si le serpent ne venait pas sournoisement cracher son venin sur cette hétéroclite troupe animalière. Verront-ils enfin la terre promise, ces animaux enfermés dans ce qui devient une véritable galère ?

mardi 7 août 2007

Fiche pièce :
Boomerang

Création d'Alexis Djakeli, textes de Dominique Grégoire
Coproduction de la compagnie Presto Andante et de la MJC de La Baule
  • Genre : comédie
  • Structure : ce spectacle est construit sur un canevas à partir duquel les comédiens improvisent. Seuls quelques tirades et trois poèmes (voir lien) ont été écrits par l'auteur.
  • Durée approximative : 50 minutes
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : adolescent/adulte
  • Nombre de comédiens : 13 à la création (le nombre peut être variable)
Résumé : Il était une fois l’humanité...

C’est son histoire que ce Boomerang retrace, en toute simplicité.
Au départ tout va bien. Adam et Eve gambadent gaiement au jardin d’Eden, innocents et purs, dans leur cocon protecteur. Mais ça se gâte vite. Ils goûtent au fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal et tombent dans le péché. Aucun humain n’en ressortira plus. Le crime commence logiquement dès la deuxième génération, lorsque Caïn tue son frère Abel. Et c’est parti...
Ça continue jusqu’à aujourd’hui, sans prendre le chemin d’un changement quelconque pour l’avenir, semblerait-il.
L’histoire humaine est-elle autre chose qu’une succession effrénée de conflits, de haines, de meurtres, de rapports de domination ? Quel étrange acharnement à détruire et à se détruire, quelle appétence à souffrir et à faire souffrir… Quel cirque !
Et quel espoir dans la noirceur de ce chaos généralisé ?
Il est pourtant des êtres qui se lèvent et clament à qui veut bien les entendre que la beauté existe, qu’il faut croire en un idéal, que l’art a sa place dans le monde des humains, qu’il est vital comme l’eau et le pain. Mais quand ceux-là viennent clamer sur les charniers que “la poésie passe avant toute chose”, on a du mal à les prendre au sérieux. Dieu le premier en perd son latin, et désespère de cette incorrigible créature qu’il a pourtant créée.
Pendant ce temps, le troupeau continue son petit jeu de massacre. Le mal s’accumule au fil des générations. Il envahit le monde et fait exploser les confessionnaux. Personne n’est à l’abri.
Car l’Homme est aussi doué pour corrompre et pervertir que pour tuer. Ce n’est pas peu dire. Il salit l’art, dont il fait un vil commerce et un moyen de satisfaire l’ego comme le porte-feuille. Il avilit les mots, qui deviennent les instruments de la manipulation et de la domination. Il trahit les idéaux politiques, qui se transforment en petits calculs intéressés. La soif de pouvoir — petit ou grand — n’a pas de limite. Tout se vend, tout s’achète. Il suffit d’y mettre le prix. Et personne ne veut rien voir ! Et chacun se jette allègrement dans la mêlée, offrant lui-même le bâton pour se faire battre ! Et pas un ne comprend ce qui lui arrive quand le ciel lui tombe sur la tête !
Il y a pourtant, parfois, des lueurs dans la nuit. De temps en temps, les hommes vont puiser en eux ce qu’ils ont de meilleur. Alors le désordre s’ordonne, au pas d’une danse, au rythme d’une mélodie, à la cadence d’un vers. Mais ces moments de pause dans la tourmente sont aussi éphémères que la vie d’un papillon. Le bruit des canons recouvre tout. Et ça recommence. Le naturel revient vite au galop.
Trop, c’est trop ! Dieu menace de rendre son tablier.
Alors le ciel déjà sombre s’obscurcit encore. Voilà l’humanité bien perdue, de voir ainsi le ciel aussi dévasté que la terre. En quoi faut-il croire ? Vers quel idéal porter son espoir ? Quel sens peut-on donner à la Vie quand on voit ce que les hommes font de la leur ? Ils sont pourtant bien fragiles, ces hommes, tellement minuscules, qui sans cesse demandent : “Pourquoi m’as-tu abandonné ?”...
Faut-il alors rendre son petit tablier personnel et discrètement tirer sa révérence ?
NON ! répond le Boomerang. Il restera toujours des papillons et des poètes, des moments de grâce et de pureté, des hommes généreux et intègres qui croiront que le monde peut changer. Et puis le théâtre n’aurait plus rien à raconter si tout allait bien, ce ne serait pas drôle !
Face à cet impayable désastre, il reste peut-être aussi l’inestimable parti d’en rire, ou/et de faire autre chose que de suivre le troupeau. Quoi ? À chacun de voir.
Rien n’est jamais acquis, dit le poète. C’est vrai que le boomerang a cette fâcheuse tendance à vous revenir dans la tête. Qu’on lance le mal, qu’on lance le bien, c’est toujours la mort qui finit par vous être retournée. Et alors ? qu’est-ce que ça change ?
Ceci dit, quoi qu’il en soit, ce Boomerang-là n’est pas une tragédie, mais une comédie. C’est déjà ça. Non ?

Le programme - Affiche - Extraits : Crucifié - J'ai dit! - Rire à larmes

Fiche pièce :
Les carnets du sous-sol

Adaptation d'après les Carnets du sous-sol de Fedor Dostoïevski, 2006
  • Genre : drame
  • Structure : 7 tableaux, 1 épilogue
  • Durée approximative : ?
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : adulte
  • Nombre de comédiens : 3 à 6
Résumé : “Je suis un homme malade, je suis un homme méchant.” Ainsi se définit cet étrange individu qui vit depuis vingt ans dans un sous-sol, comme un rat. Comment en est-il arrivé là ? Dans une société qui méprise et avilit, la grandeur et la pureté peuvent-elles exister ? Parce qu’on a trop souffert, on fait souffrir. Et le retrait du monde se revendique alors comme l’ultime liberté qui reste à l’homme. Puisque “nous sommes tous morts-nés”, autant y prendre goût… Mais ce misanthrope y prend-il aussi goût qu’il voudrait s’en convaincre ? Trois mouvements structurent cette adaptation théâtrale : un long monologue où le personnage expose sa philosophie existentielle dans un premier temps, une soirée avec ses anciens “camarades” qui illustre ses relations sociales dans un second temps, et enfin le douloureux épisode de la jeune Lisa, une prostituée qui pourrait lui apporter une forme de lumière. La lumière a-t-elle sa place quand on fonde son existence sur l’obscurité d’un souterrain ?

Extrait de la pièce
Pièce déposée le 28 août 2007 sous le n°34534543.

samedi 4 août 2007

Fiche pièce :
Partie d'échecs

Création originale de l'auteur, 2001
  • Genre : comédie
  • Structure : 4 actes, 1 épilogue (acte I: 9 scènes, acte II: 6 scènes, acte III: 6 scènes, acte IV: 4 scènes)
  • Durée approximative : 1 heure 30
  • Âge conseillé (enfants/adolescent/adulte) : adolescent/adulte
  • Nombre de comédiens : minimum 16
Résumé : Le monde (et donc la scène) est un vaste échiquier. Les hommes (et donc les personnages) sont les pions d’un jeu aux règles bien définies. Le joueur dirige la partie. Enfin, il essaie de le faire, car les pièces, récalcitrantes, n’en font qu’à leur tête. En plus, un fou complètement cinglé surgit comme un diable qui sort de sa boîte et vient jouer les trouble-fête dans ce qui ressemble plus à un chaos incontrôlable qu’à une stratégie rigoureusement élaborée. Bref, c’est le bordel ! Mais au fait, quel est le but du jeu ? Que cherchent donc à atteindre ces pauvres pièces qui s’agitent sur le plateau ? On le sait, aux échecs, la reine doit sauter le roi. Dans ce genre de situations, rien ne se passe jamais comme prévu. Il faudrait quand même une personne responsable pour remettre un peu d’ordre là-dedans. Mais qui gouverne l’échiquier ? les pions ? le joueur ? le fou ? le grand livre des règles de la Fédération ? À quoi tout cela rime-t-il donc ? “Est-ce ainsi que les hommes vivent”, remarquerait l’un, qui ajouterait sans doute qu'“il n’y a pas d’amour heureux” ; “beaucoup de bruit pour rien”, répliquerait l'autre. Pascal, lui, dirait simplement qu’“un roi sans divertissement est un homme plein de misère”. Une chose est sûre, conclut le fou, les hommes sont particulièrement doués pour les échecs.

Extrait de la pièce
Pièce déposée le 28 août 2007 sous le n°34534543.

Fiche pièce :
Le chien des Baskerville

Adaptation d'après le roman d'Arthur Conan Doyle, 2007
  • Genre : policier
  • Structure : 9 scènes
  • Durée approximative : 35 minutes
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : adolescent
  • Nombre de comédiens : 5 à 9
Résumé : Sir Charles Baskerville vient de mourir tragiquement dans le Devonshire, où se trouve le manoir ancestral. La rumeur accuse un mystérieux chien, une bête monstrueuse et légendaire issue du passé familial des Baskerville. Conte de bonne femme ! répond Sherlock Holmes. Pourtant cette mort reste étrangement inexpliquée : accident ou crime ? Qui a tué Sir Baskerville dans ce cas ? Watson part en éclaireur pour le manoir, situé au milieu d’une lande bien peu accueillante, en compagnie du docteur Mortimer, un ami de la famille des Baskerville, et de Sir Henry, l’unique héritier. L’enquête commence, et les habitants sont à l’image de la lande : étranges et mystérieux. Que cache le couple de domestiques du manoir, qui sont cet entomologiste fureteur et sa sœur ? L’atmosphère est bien pesante, surtout qu’un dangereux forçat évadé erre dans la lande… Watson commence à trouver le temps long, sans Sherlock. Que fait-il donc à Londres ?

Représentations : La pièce a été montée par le groupe d'adolescents de l'atelier théâtre de la commune de Guérande (44), encadré par Alexis Djakeli. Elle a été jouée le 14 juin 2007 à Guérande. Cette création est une coproduction du Centre culturel Athénor de Guérande et de la compagnie Presto Andante.

Pièce complète
Pièce déposée le 28 août 2007 sous le n°34534543.

vendredi 3 août 2007

Fiche pièce :
Et pourtant, les larmes...

Création originale de l'auteur sur une idée d'Alexis Djakeli, 2007
  • Genre : comédie tragique
  • Structure : 1 prologue, 13 tableaux, 1 épilogue
  • Durée approximative : 1 heure
  • Âge conseillé (enfant/adolescent/adulte) : adulte
  • Nombre de comédiens : 2 à 9 (sans dédoublements)
Résumé : Ce soir, le comédien ne jouera pas. Il laisse tomber costume et rôle pour venir se confier aux spectateurs : il a “carrément perdu le sens de la vie”. Comment en est-il arrivé là ? Nous voilà plongés dans l’un des soirs de son passé, celui de la Saint-Valentin. Un bien beau jour pour les amoureux, normalement. Pour lui, la fête se transforme en cauchemar. Sa vie est un mauvais vaudeville, le boulevard donne sur une impasse, la comédie se transforme en tragédie. Fondé sur le mensonge permanent, son rôle (principal, forcément...) est celui du manipulateur cynique et sans scrupule. Tout pourrait fonctionner admirablement dans ce monde où l’assurance du menteur n’a d’égale que l’aveugle crédulité des victimes. Pourtant la mécanique s’enraye, le grain de sable prend la forme d’une ombre blanche. Qui est ce spectre ? Une forme de conscience, de pureté, une incarnation de la mort, un emblème des victimes humiliées ? Ce soir le clown est triste. Son numéro, parfaitement rôdé, tourne à vide. Pourquoi ne pleure-t-il pas ? Pourtant, les larmes...

Analyse de la pièce - Extrait de la pièce - Programme
Pièce déposée le 28 août 2007 sous le n°34534543.