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jeudi 9 avril 2009

Coup de cœur n° 17 : un gros bébé !

Catachrèses a la joie de vous annoncer la naissance du petit Chap&libres. C'est un très gros bébé plein de vie, qui promet d'être terriblement animé et dynamique.... Longue vie à lui. Il commence déjà à beaucoup faire parler de lui, et le mois de mai va résonner de ses cris dans la région d'Assérac. Voici le faire-part de naissance que ses heureux parents nous ont envoyé :

Nous sommes fiers de vous annoncer la naissance de
Chap&libres
une association loi 1901, en février 2009

Notre but est le développement artistique et culturel sur la zone côtière de la Loire Atlantique, de Guérande à la Roche Bernard.
Elle regroupe deux associations, Phonic Brousse (Assérac) et Trys’kool (Saint-Molf) qui œuvrent dans le domaine du spectacle vivant et des musiques actuelles.
L’association collective est propriétaire d’un chapiteau type cirque, afin de permettre :
  • l’organisation, la co réalisation de soirées, concerts, spectacles vivants, évènements en tous genres, accessibles au plus grand nombre,
  • la mise à disposition du chapiteau au service d’autres associations ou de particuliers.
Nous désirons proposer des spectacles sur réservation les mois de mai, septembre et octobre.
A très bientôt sous chapitô
Chapitalement,

vendredi 20 février 2009

Coup de cœur n° 16 bis

Quand on aime, on ne compte pas. Voici un second extrait de La liseuse et la lyre, de Françoise d'Eaubonne, à qui nous avons naguère décerné un coup de cœur. Ce coup de cœur bis est spécialement dédié à Brigitte, vendéenne de pure souche qui appréciera ces quelques lignes à leur juste valeur...
"Un curé vendéen de la localité où naquit ma grand-mère menaçait de damnation quiconque apprendrait à lire ; les paroissiennes lui semblaient particulièrement menacées ; ce paysan qui s'était donné à Dieu ressemblait au poisson rouge dont l'œil s'arrête à jamais aux courbes d'un bocal pris pour le cosmos ; il ne songeait qu'à protéger de rurales vertus contre des ouvrages aussi pernicieux que Vierge et flétrie ou Cœur de bâtard. Pour l'homme, peu enclin à ces blandices polygraphiques, ne risquait-il pas de tomber un jour sur une gazette anticléricale ?
C'était le temps où les religieuses qui apprenaient quand même l'alphabet aux marmots du village leur faisaient crier en chœur, après P et Q :
- LETTRES INDÉCENTES !
Les lettres renvoient au corporel. Par la moindre brèche s'insinue ce péril mortel d'être un corps."

jeudi 12 février 2009

Coup de cœur n° 16

Il est pour un livre, un essai de Françoise d'Eaubonne intitulé La liseuse et la lyre, que je viens de terminer. L'écriture en est belle, parfois d'une remarquable poésie, au service d'une pensée de haute tenue. Ce livre, comme la photo ci-dessous, m'a été conseillé par son fils, Vincent (photographe que les fidèles lecteurs de ce blog connaissent bien !).
L'extrait que j'ai choisi renvoie à une parabole que raconte l'auteure. Saint Jean voit descendre du ciel un livre que Dieu lui ordonne de manger. D'abord récalcitrant, le saint finit par obtempérer : "Et le livre était amer à la bouche comme du fiel, doux aux entrailles comme du miel."Voici l'extrait que j'ai choisi :

"Dostoïevski, Sade, Cioran. Par quel prodige ce goût de cendre peut-il se préférer au pain ? Cette laideur distraire du beau ? Il en est pourtant ainsi. Le livre si amer prend la riche douceur du miel quand il est assimilé par son dévorateur.
Mais le premier principe de la parabole, c'est que le livre est nourriture. L'actuelle région des Lettres est remplie à craquer de merveilleux bibelots aussi légers et friables que des meringues, des amuse-gueules de l'intelligence et de l'abstraction qui se réduisent dans la bouche à une poussière sucrée. On les apprécie ; on les acquiert ; on les savoure. Et pendant ce temps, l'âme meurt de faim."

Comment mieux dire ?...

dimanche 23 novembre 2008

La famille s'est aggrandie !

Catachrèses a la joie de vous annoncer l'arrivée au foyer catachrèsetique de Nitête, un jeune chaton (masculin) qui traînait comme une âme en peine, abandonné de tous dans la jungle impitoyable de notre monde civilisé. Il tient son prénom au fait qu'il n'a plus de queue. Nitête est le coup de cœur n° 17.
Voici donc une photo du dernier recueilli de la maisonnée :
Nitête, le 23 novembre 2008

mercredi 19 novembre 2008

Un scoop Catachrèses : l'affiche de Rhinocéros

C'est un scoop. C'est aussi un coup de cœur (le seizième). Et c'est surtout une preuve de plus de partage. L'affiche est de Laurent (mon petit frère), les photos sont de Vincent, le spectacle est d'Alexis, les comédiens sont Julien, Denis, Olga, Lise, Virginie, Chantal et moi. Et tout ce petit monde se retrouve là :

mardi 18 novembre 2008

Coup de cœur n° 15 : une œuvre de Sylvia

Sylvia est une Étasunienne d'origine irlandaise, qui vit au Canada avec un Français (mon cousin Jérôme). Vous me suivez ?
Pour ce qui est de se présenter, elle va le faire elle-même (d'ici peu), dans sa langue maternelle.

Sylvia a beaucoup voyagé, et réalisé de superbes photos au cours de ses périples. Difficile de choisir ! J'ai pourtant craqué pour celle-ci, qui vient d'Irlande :

Cette photo se passe de mots, je trouve. Juste quelque uns pour situer son origine : Il s'agit d'un détail d'un mémorial pour rappeler la famine qui a conduit de nombreux Irlandais à s'expatrier aux États-Unis. C'est la figure de proue d'un immense navire, entièrement constitué de squelettes.
Si vous voulez voir les autres clichés, cliquez ici.

lundi 17 novembre 2008

Coup de cœur n° 14 : une œuvre de Paul

Ce poème-dessin est de Paul, qui se définit avant tout par son tempérament "bordélique".
Son œuvre ? Il refuse le terme et préfère parler de "petits jeux". "Parfois, quand on les fait relire, on découvre qu'ils mériteraient quelques commentaires et donc d'être jetés en pâture", dit-il, et ajoute : "Cette histoire de lune, écrite dans un train, je suppose, doit dater de 2005-2006. Un petit délire sur la forme, comme d'habitude. La lune, elle me rappelle les dessins d'enfants et, en même temps, il me semble qu'il y a un truc derrière qui est très lourd. J'aime bien quand les poésies sont légères et que le sens est lourd. Écriture au hasard. Tu joues sur la forme, tu écris comme tu le sens, et après tu redécouvres."

samedi 18 octobre 2008

coup de coeur n° 13

Et c'est pas parce que l'actualité est particulièrement morose, que notre monde est parfois bien démoralisant, qu'il ne faut pas continuer à vivre, à créer et à lutter !
Ce coup de coeur est pour Philippe, un ami cher à mon coeur qui, pour ce qui est de la lutte, en connait un rayon, que ce soit en Vendée, à la Réunion, sur Mars, sur Jupiter ou ailleurs.
Il nous a envoyé de jolies photos souvenirs d'une certaine année 2003.
Celle-ci par exemple :
C'est vrai que la Réunion, c'est moins loin que Jupiter
mais c'est loin quand même !

lundi 7 juillet 2008

Coup de coeur n° 12

Les coups de coeur se suivent et se ressemblent, sans se ressembler...
Celui-ci est pour Marion (en photo ci-dessous) et pour sa vidéo souvenir à laquelle vous pourrez accéder en cliquant ici. Quelques images d'une année théâtrale bien remplie, celle de l'option théâtre du lycée Truffaut. Marion a eu son bac (bravo et tant mieux !), du coup nous ne la retrouverons pas l'an prochain sur le plateau truffaldien (snif !).

mercredi 25 juin 2008

Coup de coeur n° 11

Le déluge (de coups de coeur) continue !

Texte et image, deux traces de Boomerang...
Le texte est de Galaktion Tabidze et l'image de Vincent d'Eaubonne
გალაკტიონ ტაბიძე Gardons la pureté enneigée de notre âme.
Amis, je servirai jusqu'à mon dernier souffle
La seule sensation d'une joie sans pareille :
C'est que la poésie passe avant toute chose.

mardi 24 juin 2008

Coup de coeur n° 10

Les coups de coeur fleurissent en juin comme les marrons en décembre...
C'est une véritable pluie qui s'abat sur Catachrèses !
Ce dernier coup vise directement Jean, ancien dessinateur de la célébrissime revue Echanger, revue pédagogique de référence que l'on ne présente plus.
Il a réussi ce coup de maître de saisir dans le feu de l'action l'équipe de rédaction de cette émérite publication.
Il faut bien reconnaître que ladite équipe a quelque peu évolué mais chut !... ne le disons pas à Jean, il se refuse de voir passer le temps... et il a bien raison !
Et le plus chouette, c'est que des comme ça il en a plein !

Coup de coeur n° 9

Encore un coup de coeur géant, dédié à tous ceux - ils sont nombreux -, petits et grands, de tous les pays, avec qui j'ai partagé au long cours de cette année qui s'achève cette immense passion du théâtre qui nous a unis si fortement et si bellement.
À tous ceux-là, je dédie ce petit poème de mon cru, illustré d'une photo de Vincent (tous ses clichés sont du même acabit...), que j'englobe évidemment dans ce coup de coeur collectif.

Et puisqu’il faut encor voir tomber le rideau
Et comme il faut alors il est pourtant si tôt
Abandonner la main toujours perdue d’avance
Accomplir le chemin pour affronter l’absence

Et toujours la lumière impitoyable reine
Désavouant l’acteur lui refuse la scène
À cette communion des regards enlacés
Renvoie soudain la nuit dans ses yeux affolés

C’était votre présence éloignant cet exil
Qui de la marionnette en a coupé les fils
Insufflait toute vie qui dès lors l’a quittée
Laissant là le pantin corps désarticulé

Pardonnez-moi ce soir mes amis de vous dire
Permettez-moi sans bruit de verser en vos rires
Cette ombre émerveillée du spectacle achevé
Qui m’est un souvenir plus cher que le passé.

5 juillet 1994

mardi 20 mai 2008

Coup de coeur n° 8

Encore un coup de coeur géographico-théâtral, national cette fois-ci, que nos amis néerlandais ne nous en veuillent pas, ils restent dans notre coeur, qui est immense et peut loger tout le monde !
Cette fois-ci, c'est à l'île d'Yeu que Catachrèses décerne un coup de coeur géant. L'option théâtre du lycée Truffaut y a donné, samedi 17 mai devant 130 spectateurs, son Poucet dormant, précédé de Boomerang et d'une mise en scène de Riquet à la houppe présentée par les élèves de Sandrine Imbert du collège des Sicardières. Une belle représentation, et un super week-end en prime. Merci en particulier à Laurent et Sandrine, qui nous ont accueillis avec une gentillesse épatante !
Et, en plus, quelques uns de nos Poucets ont été interviewés par la radio locale Neptune FM. Rien n'arrête décidément ces Poucets aventuriers de l'extrême ! Pour écouter l'interview, il suffit de cliquer ici.
En guise de conclusion (toute provisoire ! notre départ ne fut qu'un au revoir!), et avec toute sa sympathie, Catachrèses laisse la parole à Laurent :
"Et, comme on dit dans les métiers du spectacle, "La route est longue et sinueuse mais l'avenir est radieux " (citation de Mao qui n'était pas vraiment un comique)"

mardi 29 avril 2008

Coup de coeur n° 7

Il est pour Dominique et Hadache, les deux professeurs néerlandais qui se sont occupés de nous pendant le séjour de l'option théâtre du lycée Truffaut à Veghel. Ils nous ont envoyé ces quelques photos. Souvenirs, souvenirs ! Et quels souvenirs !... Merci à eux pour leur accueil, leur gentillesse et leur disponibilité. Merci pour tout en fait !
En espérant que ces quelques clichés du spectacle vous donneront envie de venir voir Boomerang (une version allégée du Boomerang que nous avons joué avec les ateliers Presto Andante) et le Poucet dormant : cette année, deux pièces pour le prix d'une ! Pour les dates, reportez-vous à la rubrique programmation.

lundi 14 avril 2008

Coup de coeur n° 6 : Les Cahiers d'auteurs


C'était jeudi dernier, un retour au pays clissonnais, un moment fort en souvenirs et en émotions. Ca ne se raconte pas... Alors je laisse la place aux autres en reproduisant l'article paru dans Presse-Océan. Ce coup de coeur va à ceux qui ont rendu possible ces retrouvailles : Patrice et l'équipe du Sphinx, qui ont organisé ces Cahiers d'auteurs, ainsi qu'à toute l'équipe d'Et pourtant, les larmes...

Les Cahiers d'auteurs,
une histoire à écrire



« Et pourtant, les larmes... » de Dominique Grégoire ouvrira la manifestation, jeudi soir. Spectacle suivi d'une rencontre avec l'auteur, le metteur en scène et les comédiens.

Les Cahiers d'auteurs s'installent à Clisson. Une première. La manifestation met en exergue la découverte d'auteurs de théâtre contemporain au travers de spectacles, lectures, discussions et forums. Rendez-vous les 3, 4 et 5 avril.
Après douze saisons d'un succès croissant à Nantes, la Quinzaine des auteurs devient l'association des Cahiers d'auteurs. Et se délocalise à Clisson. Du 3 au 5 avril, Patrice Fourreau et son équipe du Sphinx rendent hommage aux auteurs vivants du théâtre, «trop souvent confinés dans une injuste obscurité».
Pour les mettre dans la lumière, tous les moyens sont bons : spectacles, lectures, discussions, apéro-spectacle. Le mot d'ordre des Cahiers d'auteurs étant la proximité, « la rencontre avec les auteurs et le partage entre les professionnels et le public ».
Parmi ces auteurs dramatiques contemporains présents dans la cité du Connétable : Guy Foissy, président du bureau de l'association, Pascale Daumer, Elie Pressmann, vice-président des Écrivains associés du théâtre, Gérard Levoyer, Bernard Da Costa, Michel Philip, Dominique Paquet, Jean Larriaga...
Paru dans l'édition de Presse-Océan du mercredi 02 avril 2008

dimanche 13 avril 2008

Coup de coeur géant

C'est le cinquième. Géant, il l'est, comme l'ont été les trois jours que nous avons passés à Veghel, petite ville néerlandaise, pour le festival international de théâtre lycéen en langue française. Un accueil plus que chaleureux, une organisation irréprochable, une ambiance sympa comme tout... : rien que des superlatifs, aucunement hyperboliques !
Tout le monde est revenu emballé de cette rencontre autour de notre commune passion du théâtre. Nous y avons joué notre Boomerang et notre Poucet dormant devant un public qui a marché à fond. Pour plus d'informations, cliquez pour avoir le dernier numéro du journal du festival, qui propose le compte rendu de ces deux spectacles et du forum où nos comédiens ont pu échanger avec le public.

vendredi 21 mars 2008

Coup de coeur n°4

Il est triple, ce coup de coeur-ci : une sculpture, une photographie, une phrase. Triple, et bien davantage encore. Car tout se tient, tellement inévitablement... Un sculpteur, un romancier, un photographe, un poète, et les autres...
Le sculpteur, c'est Auguste Rodin, qui a réalisé le monument d'Honoré de Balzac, pris en photographie, de nuit, par Edward Steichen, en 1908. Le poète, c'est Rainer Maria Rilke, qui fut un temps le secrétaire de Rodin et a écrit une monographie sur lui. Ce sont les deux premières phrases de cette monographie qui ont déclenché ce coup de coeur. Et de fil en aiguille... Voici donc l'image, et les mots :



"... Il m'a reçu, mais cela ne signifie rien si je dis cordialement. Si : comme vous accueille un lieu aimé, vers lequel on retourne par des chemins embroussaillés, - une source qui, alors qu'on était au loin, a chanté, vécu et scintillé, jour et nuit, - un bosquet, à la cime duquel les oiseaux de passage entrent et sortent, étendant leurs ombres sur sa ramure, - un chemin bordé de roses qui n'a pas cessé de conduire vers ce lieu écarté, et comme un grand chien il m'a accueilli, les yeux tâtonnants, satisfait et tranquille ; avec la majesté d'un dieu oriental qui se meut, seulement, à l'intérieur de sa noble quiétude et de sa condescendance, et avec le sourire d'une femme et avec les gestes accapareurs d'un enfant."
Rainer Maria Rilke, Rodin, 1903

dimanche 16 mars 2008

Coup de coeur n°3

Violence à l'école : une effrayante réalité quotidienne

Même dans les campagnes les plus paisibles, au fin fond de la verdoyante Vendée devilliériste, la situation de l'école est intenable. Dégradations en tous genres, élèves armés jusqu'aux dents, agressions verbales et physiques permanentes : la réalité fait peur. Les enseignants doivent lutter héroïquement pour maintenir un semblant d'ordre dans les salles de classe. Les combats armés entre élèves et professeurs, d'une violence inouïe, sont hélas quotidiens. L'un des grands reporters de Catachreses.blogspot.com, Jean-Marie, a réussi, au péril de sa vie, a saisir l'un de ces instants d'une horreur insoutenable. "Coup de coeur" rend hommage à son courage en publiant le terrible cliché. Mais que fait la police ?


dimanche 2 mars 2008

Deuxième coup de coeur (double)

Parce qu'il faut bien choisir, ce coup de coeur ira à deux musées parisiens : l'Orangerie et le musée Rodin.

mercredi 20 février 2008

Eloge de l'oubli

Premier Coup de coeur

Il en est des livres comme de beaucoup de choses. Elles sont là, sous nos yeux, mais on ne les regarde pas, plus, pas encore, parce qu'on n'est pas mûrs pour les voir, aveuglés que nous sommes. Ce livre-ci attendait depuis au moins cinq ans que notre rencontre puisse advenir. Elle a eu lieu hier soir. Il était sur l'étagère spécialement réservée aux livres qui m'attendent, comme je les attends, parce que nous savons tous les deux que nous ne sommes pas encore prêts. Nous nous sommes vus, et nous avons su que nous nous étions trouvés enfin. J'ai donc commencé à le lire, le début m'enchante. Il s'appelle Les formes de l'oubli, c'est un tout petit livre de Marc Augé, un ethnologue, paru chez Rivages poche/Petite bibliothèque, en 1998. Ce n'est pas un savant traité d'ethnologie, c'est bien plus... Mon coup de coeur numéro 1 est un extrait de ce livre.
"Se souvenir ou oublier, c'est faire un travail de jardinier, sélectionner, élaguer. Les souvenirs sont comme les plantes : il y en a qu'il faut éliminer très rapidement pour aider les autres à s'épanouir, à se transformer, à fleurir. Ces plantes qui accomplissent leur destin, ces plantes épanouies se sont en quelque sorte oubliées elles-mêmes pour se transformer : entre les graines ou les boutures qui leur ont donné naissance et ce qu'elles sont devenues, il n'y a plus guère de rapport apparent ; la fleur, en ce sens, c'est l'oubli de la graine (rappelons-nous le vers de Malherbe qui continue cette histoire : "Et les fruits ont passé la promesse des fleurs.")"