Affichage des articles dont le libellé est partage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est partage. Afficher tous les articles

samedi 5 septembre 2009

Le monde est plein de poésie...

... à qui sait la déceler de son oeil attentif. C'est le cas de Marcel, à qui nous devons les deux clichés suivants, dont Catachrèses a obtenu l'excluvité des droits de publication grâce à la gentillesse de notre poète-photographe préféré.
Moi je dis qu'un tel don ne peut qu'être divin !

Et, qui plus est, cette seconde inscription, présentée ci-dessous, que nous avons découverte ensemble une nuit sur les bords de la Loire, est aussi un beau souvenir partagé avec nos amis d'Echanger. C'est pas beau ?

Merci Marcel !

vendredi 21 août 2009

Mais qui est-ce donc ???

Lumières sur l'homme de l'ombre

Tous les fidèles lecteurs de ce blog me demandent unanimement, avec un acharnement constant : mais qui est ce Laurent, cet as de l'affiche, ce caïd de la mise en page informatique, cet homme de l'ombre qui signe d'un bien trop discret L.G. les nombreuses et précieuses productions dont il est l'auteur, qui est-il donc celui qui se cache éternellement dans les coulisses pour mieux laisser sous les feux des projecteurs ceux qui ne vivent que d'y être ???
Catachrèses a déniché deux rares documents, deux photographies de celui qui ne cherche ni la gloire ni les honneurs, ils sont si rares les êtres de cette trempe-là !...
Autre indice pour l'identifier : Aujourd'hui,
bon anniversaire Laurent !

jeudi 20 août 2009

Et puis, tiens, comme ça...

... parce qu'heureusement que les amis sont là, voici quelques photos, d'un bien joli souvenir que nous a offert Mari, qui me rappellent combien les frontières qui séparent les nations sont bien peu de choses face à ce lien qui nous unit, et que du Japon à la France en passant par la Colombie, il n'est pas de kilomètres qui résistent à l'amitié...
Ces photos-là sont dédiées à Mari et à Juan.

mercredi 19 novembre 2008

Un scoop Catachrèses : l'affiche de Rhinocéros

C'est un scoop. C'est aussi un coup de cœur (le seizième). Et c'est surtout une preuve de plus de partage. L'affiche est de Laurent (mon petit frère), les photos sont de Vincent, le spectacle est d'Alexis, les comédiens sont Julien, Denis, Olga, Lise, Virginie, Chantal et moi. Et tout ce petit monde se retrouve là :

mardi 18 novembre 2008

Coup de cœur n° 15 : une œuvre de Sylvia

Sylvia est une Étasunienne d'origine irlandaise, qui vit au Canada avec un Français (mon cousin Jérôme). Vous me suivez ?
Pour ce qui est de se présenter, elle va le faire elle-même (d'ici peu), dans sa langue maternelle.

Sylvia a beaucoup voyagé, et réalisé de superbes photos au cours de ses périples. Difficile de choisir ! J'ai pourtant craqué pour celle-ci, qui vient d'Irlande :

Cette photo se passe de mots, je trouve. Juste quelque uns pour situer son origine : Il s'agit d'un détail d'un mémorial pour rappeler la famine qui a conduit de nombreux Irlandais à s'expatrier aux États-Unis. C'est la figure de proue d'un immense navire, entièrement constitué de squelettes.
Si vous voulez voir les autres clichés, cliquez ici.

lundi 17 novembre 2008

Coup de cœur n° 14 : une œuvre de Paul

Ce poème-dessin est de Paul, qui se définit avant tout par son tempérament "bordélique".
Son œuvre ? Il refuse le terme et préfère parler de "petits jeux". "Parfois, quand on les fait relire, on découvre qu'ils mériteraient quelques commentaires et donc d'être jetés en pâture", dit-il, et ajoute : "Cette histoire de lune, écrite dans un train, je suppose, doit dater de 2005-2006. Un petit délire sur la forme, comme d'habitude. La lune, elle me rappelle les dessins d'enfants et, en même temps, il me semble qu'il y a un truc derrière qui est très lourd. J'aime bien quand les poésies sont légères et que le sens est lourd. Écriture au hasard. Tu joues sur la forme, tu écris comme tu le sens, et après tu redécouvres."

mardi 22 janvier 2008

La pensée du jour

Elle est de Baudelaire et m'a été envoyée par Jean-Claude, l'un de mes amis. Je la trouve trop belle, et juste, pour ne pas la faire partager au monde entier !

La faculté de rêverie est une faculté divine et mystérieuse, car c'est par le rêve que l'homme communique avec le monde ténébreux dont il est environné.
Les paradis artificiels
La photo est prise par Juju, ma fille, et vous y voyez Pauline,
l'amoureuse de mon fils.
On reste dans la famille quoi.

vendredi 31 août 2007

Guetteur d'ombre, d'Alexis Djakeli

"Quand je suis devant la toile, c'est comme si je regardais dans un miroir, et j'y trace - j'y retrace - ce que je vois. Qu'est-ce que l'art ? Platon disait que l'art est beau quand il est naturel et la nature est belle quand elle est artificielle. J'ai vécu dans un pays, la Géorgie, sous le régime soviétique. Il m'est très difficile de transmettre ce que j'ai vécu. Les mots sont impuissants... C'est l'enfer... Et pourtant je voyais que dans cet enfer l'art florissait, il était respecté, pleinement accueilli et reçu, par tous. J'ai eu alors l'honneur d'avoir des amis poètes, metteurs en scène, danseurs, cinéastes, de grande qualité. Puis j'ai vécu l'indépendance au bruit des canons. Un poète géorgien a écrit : "Quand les canons grondent, alors nait l'art véritable". Je n'avais pas compris cette phrase. Maintenant je la comprends, parce que je l'ai vécue."

Ce texte est extrait de la préface écrite par Alexis Djakeli pour le catalogue rassemblant son œuvre peint, intitulé Guetteur d'ombre, qui va être prochainement édité. Le texte complet de cette préface peut être consulté sur le lien ci-dessous.

Biographie sommaire mais complète d'Alexis Djakeli
Texte intégral de la préface du catalogue par Alexis Djakeli
Texte intégral de la préface du catalogue par Dominique Grégoire

Opus 133
7/2006, huile sur toile, 145×93cm


Opus 143
1/2007, Paravent 4 panneaux, acrylique sur toile, 181×245cm


Opus 148
3/2007, 3 panneaux, acrylique sur bois, 100×80cm


Opus 155
7/2007, 3 panneaux, acrylique sur bois, 139×97cm

"La plume", une œuvre de Tristan Z

Tristan Z aime la liberté, toutes les libertés, et surtout celle de l'expression. Il a mis longtemps avant d'entrer dans l'univers du théâtre, un monde qu'il cherche depuis toujours, dans lequel il est arrivé par des chemins détournés et tortueux, et qu'il aimerait explorer bien davantage encore. S'il aime la lumière - il est éclairagiste -, il apprécie également les mots. Il écrit des poèmes et des chansons, mais éprouve parfois de la difficulté à formaliser toutes ses idées. "Ma main bloque, dit-il, la plume et la main ne font pas qu'une, elles se cherchent..." Et se trouvent plus souvent qu'il ne le pense, ajouterons-nous.

La plume

Poète fatigué aux rimes imparfaites
Ta plume est à l'oiseau et dans ta main le geste
Aussi coulant qu'une larme, qu'une douce caresse
Sur l'étendue blancheur l'encre de la tristesse

Animal reconnais les barreaux à ta cage
Les coups de fouet reçus, les heures de domptage
Pour qu'enfin sur la piste tu puisses te soumettre
Te vouer à un dieu sous le regard du maître

Quand vient le condamné qui jure l'innocence
Les regards se taisent, les cerveaux se débranchent
Et sous nos pieds le vide, les souvenirs d'enfance
Philosophie Staline, littérature Mein kampf

Si l'on pouvait parler plutôt que d'aboyer
Comme un chien enchaîné par son âme à la croix
Si l'on pouvait mourir sans jamais faire pleurer
D'un silence magique, d'un tremblement de voix

Partisans qui ne jouissent jamais de leurs défaites
Continuant comme avant à couronner des têtes
Qu'ils fêteront ensuite en diverses occasions
Par des feux d'artifices, des commémorations

Poète condamné à écrire des romans
Ta plume a contribué au changement du vent
Sur l'aile liberté sa place était vacante
L'oiseau a tournoyé trahi par sa confiance

06.01.2002

dimanche 19 août 2007

Affaire de femmes, une œuvre double de Pauline Leclerc

Pauline Leclerc, née en 1988, poursuit des études d'histoire. C'est grâce à sa formation littéraire au lycée qu'elle s'est découvert une passion pour l'Art en général et l'écriture en particulier. L'œuvre présentée ici est double. Pauline trouve l'inspiration de ses écrits dans ses dessins et inversement, le tout, dit-elle, imprégné d'une "sensualité mielleuse".

Courbes malignes
Recèlent la lumière,
Adorent et déshabillent
La chaleur et la fièvre.
Courbes, je dessine
L'aube, je m'éclaire
De vos gestes et je dîne
À la table de vos rêves.
Parfois même j'imagine,
Belles à voler les ombres,
Vos manières dans le vide
Se suspendre, et je tombe.
Courbes malignes
Dévorent ma main
Déchirent et assassinent
La coupable de cet essaim
De regards. Je pars.
Et j'espère, dans l'exil,
Ne retenir que cet espoir
De vous retrouver, anodines,
Sur les rives inconnues de l'art.
Courbes gourmandes,
                        Courbes malignes...

14 août 2007

samedi 18 août 2007

Exode audiophile, une œuvre de Laurent

Laurent Grégoire, né en 1975, est lui-même, c'est-à-dire indéfinissable. L'œuvre présentée ici a été créée dans le cadre d'un concours d'affiches pour un festival de musique pop-rock amateur. Elle a été intégralement réalisée avec un programme d'image de synthèse (technique du lancer de rayons) : POV-Ray.

Bonhommes en fil de de fer, une œuvre de Juju

Juju, née en 1989, fait des études d'arts plastiques. Ces quelques photographies ont été réalisées dans le cadre de projets d'arts plastiques de son année de terminale.







Une nouvelle rubrique : Partage


Pour que ce blog devienne un lieu de partage et d'échange...

Ils sont nombreux ceux qui écrivent, dessinent, peignent, sculptent... Ils sont nombreux tous ceux qui créent, souvent dans leur coin, modestement. Certains ont déjà publié ou montré leurs créations. Anonymes ou plus connus, qu'importe ! Tous sont de mes amis, lointains ou proches. Et j'ai envie de leur laisser une place.

Pour chacun, quelques mots de présentation, ou rien, et surtout un extrait de l'une des créations. Un poème, un extrait de roman, un dessin, une toile ou une photographie... : tout est permis. La seule chose qui importe : que ce soit pour l'auteur un petit morceau qui compte, pour une raison ou une autre.

Suite donc dans la rubrique partage...

vendredi 17 août 2007

Catachrèse n'est pas une marque déposée, mille sabords !

L'étoile mystérieuse

mercredi 15 août 2007

"... comme on aimerait que le soit le pain"

Voici un petit texte, comme une feuille portée par le vent, en guise de remerciement à tous les auteurs des messages déposés dans ma boite aux lettres électronique ou ailleurs. Un petit texte qui, je l'espère, sera le préambule d'un réel échange par l'intermédiaire de ce blog. N'en disons pas plus pour l'heure... Il faut être plusieurs pour échanger, pour partager, "partager ces œuvres comme on aimerait que le soit le pain", ainsi que me l'écrivait naguère l'un de mes amis. Que serait la vie sans les amis ? Le texte qui suit parle des nuits sans souffle d'hier, la fragile éclaircie d'aujourd'hui leur doit beaucoup.

Le bateau

Il est des nuits profondes, où le noir du ciel et le noir de la mer ne forment qu'un unique et pesant fardeau qui emprisonne le bateau, perdu, seul, au milieu du désert. Et il est parmi ces nuits des nuits où le vent tombe, comme affaissé lui aussi sous le poids de l'obscurité. La voile devient vide de sens, sans souffle pour la gonfler, sans espoir pour l'emplir et la faire vibrer. Alors elle se replie et le bateau ne peut plus avancer. Il erre, seul, perdu dans sa nuit, balloté par les vagues qui le font danser et se jouent de sa fragilité. Le bateau pleure de cette danse dont il est le pantin étourdiment manipulé.
Mais pourtant dans ces nuits, il est aussi de tout petits points lumineux et tremblants. Ils étaient là, déjà, confiants et sereins, observant, bienveillants, le bateau avancer. Ils ont vu la voile se replier, et le bateau s'arrêter, ils l'ont vu se noyer sous le poids de son obscurité. Attentifs et inquiets, les petits points se sont tous mis à clignoter, plus fort encore, concentrant leur lumière pour la porter vers le bateau, et l'appeler, et lui montrer le chemin, lui indiquer le port qui l'attend, là-bas, dans le lointain. Mais tellement loin.
Le bateau les a vus. Et il sait dans sa nuit qu'il lui faut espérer. Dans cette terrifiante obscurité, les petits points fragiles ont gagné encore en intensité. Il en est des bleus, il en est des bruns, des verts aussi, des gris, et de très sombres. Certains sont ronds, d'autres plus allongés. Tous ont le même éclat. L'éclat de vos yeux.
Le bateau n'entend encore que le sinistre clapotis des vagues sur sa coque. Il ne peut que pleurer sa voile tristement repliée. Il ne peut que sentir le froid de la nuit envahir sans un bruit son pauvre corps épuisé.
Mais il pose ses yeux sur le faisceau lointain des petits points chaleureux qui clignotent sans fin, et sans jamais se lasser, qui appellent tendrement, et disent de tout l'éclat de leurs yeux colorés la chaleur apaisée que bientôt il pourra doucement regagner.

12 décembre 2000